Ce vendredi , qu’en est-il du conflit Planteurs/Tereos?

La réunion tant attendue « conjointe » entre les planteurs de l’usinier n’aura pas eu lieu hier à la préfecture.

Les deux parties sont été reçues séparément.

Côté planteurs, ils disent attendre mardi pour voir la réponse des usiniers à leurs revendications. En attendant, ils calmeront le jeu à la demande de l’état, qui prépare le premier tour des élections législatives.

Les planteurs tablent toujours sur une revalorisation du prix de la tonne de cannes à 6 euros, se basant sur l’enveloppe supplémentaire dont bénéficie TEREOS. Ils veulent aussi que l’ensemble des recettes générées par la bagasse leur soit versée.

Au total, les syndicats réclament une augmentation de 8 euros de la tonne de canne. Une enveloppe de 14,5 millions d’euros selon les calculs de l’État.

Une nouvelle réunion du comité paritaire de la canne et du sucre est programmée jeudi prochain. En attendant, l’État finalise un mémorandum croisant toutes les propositions et les remettra ce vendredi à TEREOS, lequel appelle avant toute chose, dans un communiqué, « à des débats sereins et au respect de la Charte de bonne conduite et de respect mutuel pour avancer en profondeur sur l’ensemble des thématiques et pose comme condition préalable de reprise des discussions : le déblocage des sites et le respect des engagements pris dans la charte. »

Les industriels ont rappelé fermement leur position qui reste inchangée depuis le début de la discussion : les avancées sur les paramètres de la Convention-Canne et les conditions d’achat de la canne ne seront possibles que dans le strict respect des engagements pris dans la charte de bonne conduite et de respect mutuel et l’absence total de blocage des sites de Tereos et plus largement de la filière Canne-Sucre.

TEREOS a aussi expliqué la méthodologie et sujets à traiter pour faire évoluer la rémunération du planteur

« Toutes les thématiques de travail ont été listées, notamment celles qui ont un impact direct sur le prix de la tonne de canne. Elles seront traitées dans des échanges successifs entre les parties. A ce jour, plusieurs questions entre les planteurs et les industriels ont déjà été discutées. Il s’agit notamment de la proposition d’une enveloppe de 1 million d’euros payée par les industriels, qui est issue de la prise en compte des évolutions favorables de l’Ecart Technique, en contrepartie de l’amélioration de la qualité de la canne et la refonte des contrats de progrès.

D’autres thématiques importantes devront être traitées, conjointement, étape par étape au cours des séances à venir.

Dès la semaine prochaine l’évolution possible du prix de la canne en fonction du prix du sucre blanc en Europe fera partie des échanges en réunion bilatérale.

Par la suite, des rencontres dédiées seront consacrées à étudier :

– la simplification des paiements pouvant influer sur le prix de base.

– le maintien du foncier cannier et l’accroissement de la productivité aux champs, qui représentent une autre source de revenu net supplémentaire pour les planteurs.

– des sujets complémentaires comme les dispositifs encourageant l’épaillage en coupe mécanisée (donc la qualité de la canne), l’accompagnement des financements pour l’investissement ou les intrants, …

Pour continuer à avancer dans les négociations, les industriels demandent aux planteurs d’expliciter leurs demandes qui varient de 14,5 millions à 6 millions selon les interventions. Ces chiffres sont des montants totalement disproportionnés au regard de la réalité économique de la filière. Il est nécessaire de présenter une demande précise, chiffrée et argumentée pour qu’elle puisse être sereinement étudiée.

Une solution collective pour améliorer le revenu des planteurs et pérenniser la filière Comme les industriels l’ont répété lors des différentes réunions, toutes les solutions réalistes vont être examinées pour améliorer le revenu des planteurs. Si la situation des planteurs est vraiment critique et implique la nécessité d’augmenter le revenu des planteurs dans des proportions importantes, l’industrie sucrière ne peut le faire à elle seule. Elle contribuera à la revalorisation du prix de la canne dans les limites de ce qui économiquement soutenable. Le modèle sociétal de La Réunion en matière d’agriculture privilégie l’emploi et une agriculture familiale sur de petites surfaces. Si ce modèle génère des surcoûts, non pris en compte à ce stade, et qu’ils peuvent être démontrés, il appartiendra à l’Etat d’assurer la compétitivité des planteurs, comme il l’a fait pour assurer celle des industriels », conclue TEREOS.

 


Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Notifier
avatar
wpDiscuz

Trafic routier

  • 11h51
    Possession
    Piéton à contre-sens, à proximité de la station, direction Le Port
  • 11h15
    Tampon
    Un poteau de téléphone penche au dessus de la route, route du chemin 9, vers Pont d'-yves
  • 10h55
    Saint-Denis
    Pièce de bois au niveau du virage de la jamaique, voie de gauche, direction Sainte-Suzanne
  • 10h51
    Saint-André
    voiture en panne, voie de droite, fin bretelle d'accélération, direction Saint-Denis
  • 10h49
    Saline-les-hauts
    Accident chemin Jean Albany, motard au sol, voiture à l’arrêt, déviation possible à côté de l'église
  • 10h23
    Saint-Louis
    Voiture en panne sur le pont de la rivière Saint-Etienne, en direction du Nord
  • 09h37
    Tampon
    Camion en panne dans la voie de décélération, sens montant
  • 9h00
    4 VOIES EST
    opération escargot en cours entre St Benoit et St Denis